HOSTEL 2, quand l’horreur nous regarde dans les yeux đŸ˜±

juillet 27, 2025

Et ba c’est horrible ! (Pourquoi je regarde ça Ă  1h du matin en mĂȘme temps)

LĂ  oĂč Hostel misait sur la surprise et l’immersion brutale dans l’horreur, Part II adopte une approche plus lente. Un peu Ă  la maniĂšre de Tarantino avec Boulevard de la Mort (qui est producteur sur le film) Roth prend le temps de nous attacher aux personnages, fĂ©minins cette fois-ci. On apprend Ă  les connaĂźtre, Ă  les comprendre. Ce ne sont plus juste des corps Ă  torturer, mais des ĂȘtres humains. Et c’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que la violence devient insupportable : parce qu’elle s’abat sur des gens qu’on a appris Ă  aimer.

Mais Hostel: Part II n’est pas qu’une suite sanglante, c’est aussi un commentaire mĂ©ta sur le genre du “torture porn” lui-mĂȘme, et sur ses adeptes. Car aprĂšs tout, que sommes-nous venus voir ? Des femmes se faire tuer. Et le film nous confronte Ă  cette vĂ©ritĂ© dĂ©rangeante : en tant que spectateurs, ne sommes-nous pas finalement complices de cette horreur ? Avons-nous vraiment une distance morale avec les riches tueurs anonymes du film, qui paient pour s’offrir un frisson de domination et de violence ? (Spoil : non).

Roth renverse ainsi la dynamique : le film ne flatte plus nos instincts voyeuristes, il les expose. Et dans cette mise en abĂźme dĂ©rangeante, Hostel: Part II devient bien plus qu’un simple film gore. Tout comme le personnage principal du 1e opus, qui va finir dĂ©capitĂ© dĂšs l’introduction, Roth tue sa franchise et ce sous genre qu’il a pourtant lui mĂȘme participĂ© Ă  construire. C’était la seule maniĂšre de faire rĂ©flĂ©chir les quelques neurones que se partagent son public d’incels masculinistes dĂ©traquĂ©s. Et dans un paysage horrifique formatĂ© (surtout dans les annĂ©es 2000) je trouve que ça fait du bien
de rĂ©flĂ©chir
 pas de tuer
 ne tuez pas les gens.

Eliott Jacquot
Author: Eliott Jacquot

ChĂŽmeur vidĂ©o & Critique cinĂ© de comptoir ! đŸ€“ CrĂ©ateur du Podcast Vendredi CinĂ©

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